Je suis très heureux de votre lettre ; que notre Seigneur vous en récompense. Le fait que je n’aie pas écrit n’est pas un manque de bonne volonté, car je souhaite vraiment votre grand bien, mais parce que j’ai pensé qu’il y avait déjà beaucoup de choses écrites pour pouvoir travailler sur ce qui est essentiel, et que ce qui manque, s'il manque quelque chose, ce n'est pas l'écriture ou la parole, car il y en a généralement plutôt trop, mais le silence et l'action. (…) Ce dont nous avons le plus besoin, c'est de rester silencieux en esprit et en langue devant ce grand Dieu, dont la langue, celle qu’il entend, n'est que l'amour silencieux.
(Jean de la Croix, lettre aux carmélites déchaussées de Beas, 22 novembre 1587)