Méditation : Désir, soif de Dieu

P. Vojtěch Kodet O.Carm.

Textes de la Sainte Écriture:

Jean 7,37–39: Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenait dans le temple et s'écria: «Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive, celui qui croit en moi. Comme dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein.» Il disait cela de l'Esprit, qu'allaient recevoir ceux qui croyaient en lui. En effet, l'Esprit n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'avait pas encore été glorifié.

Apocalypse 21,5–6: Et celui qui était assis sur le trône dit: «Voici, je fais toutes choses nouvelles!» Et il ajouta: «Écris: Ces paroles sont fidèles et vraies.» Il me dit aussi: «C'est fait! Je suis l'alpha et l'oméga, le commencement et la fin. À celui qui a soif, je donnerai à boire de la source d'eau vive gratuitement.»

Réflexion:

L'un des préalables à l'accueil du don de l'Esprit Saint est le désir, la soif de Dieu, de son amour, de sa paix et de sa joie, le désir de la vie divine en nous. Cette soif intérieure est déjà éveillée en nous par l'action cachée de l'Esprit Saint, qui à travers elle nous invite à une plus grande ouverture à l'action divine dans nos cœurs. Ce désir est de nature purement spirituelle et ne peut être apaisé par personne d'autre que Dieu lui-même. Saint Augustin l'a exprimé dans ses Confessions: «Tu nous as créés pour toi et notre cœur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi» (Livre 1,1: CCL 27,1), et dans un de ses sermons: «Quand Dieu sera tout en tous, tous les désirs cesseront» (Tract. 65,1–3: CCL 36,490–492). Le Seigneur suscite délibérément cette soif en nous par sa parole, le témoignage des autres, mais aussi par l'insatisfaction des biens terrestres, par lesquels l'homme essaie d'apaiser cette soif. Tous les désirs spirituels – pour la prière, pour la paix intérieure, pour la sainteté, pour le salut des autres – sont toujours un désir pour l'Esprit Saint. C'est un reflet du désir que Dieu a pour l'homme et son amour, avant même que l'homme prenne conscience de son désir pour Dieu. Le cri de Jésus sur la croix «J'ai soif» (Jean 19,28) est l'expression de ce désir divin pour le salut de chaque homme, pour une réponse d'amour de notre part, pour que, par l'Esprit Saint, un nouvel homme naisse en nous.

Il est nécessaire de d'abord percevoir ces désirs intérieurs en nous et de les distinguer des désirs superficiels de notre vie. Nous pouvons ensuite rendre grâce pour cette soif divine et également nous y abandonner.

Introduction à la prière:

Loue le Seigneur pour le don du désir et remercie-le pour la soif de vie, d'amour, de paix et de bonheur, pour la soif de Dieu. Remercie le Seigneur pour son désir pour toi.

Demande pardon de t'être méprisé ces désirs ou d'avoir voulu les satisfaire en dehors de Dieu, et demande le vrai désir pour Dieu, pour l'Esprit Saint.

(La méditation est tirée de la Neuvaine de la Pentecôte,
qui vient d'être publiée aux Éditions Carmélitaines.)