Ma chère sœur, je priais beaucoup pour vous près de la crèche; que le petit Jésus, si plein de grâce et de bonté, vous accorde ses plus grandes grâces et consolations !
Nous n'avons pas encore de logement pour l'hiver et de plus le propriétaire nous a ordonné de quitter cette maison !
Dieu bon fait tout si bien et nous avons reçu tant de preuves de cela que je me confie plus que jamais à la Providence ; c'est si agréable, je fais ce que je peux, mais sans aucun agacement. Ça ne marche pas ? Très bien ! Dieu a donc un autre plan ! Je continue ; si cela réussit, tant mieux, sinon, je continue encore. Les pauvres gens qui ne connaissent pas l'amour de Dieu pour ses créatures et dont la vie est si lourde à cause de leurs craintes, comme je les plains !
(l'impératrice Zita de Habsbourg /1892–1989/, lettre à la sœur religieuse Hilaria, 12 janvier 1923,
dans une situation où elle est une jeune veuve avec huit petits enfants, en exil sans logement permanent)