Famille missionnaire Donum Dei

Les missionnaires carmélites viennent dans notre pays

Depuis le début de l'année 1993, une petite communauté de sœurs – missionnaires du travail (comme elles se décrivent) de la famille missionnaire Donum Dei vit dans notre pays. Elles ont été invitées par le curé de Frýdlant nad Ostravicí de l'époque, et également supérieur des carmélites, le P. Josef Jančář O.Carm., avec pour objectif de développer leur mission dans notre pays. Elles viennent de pays et de continents lointains, et leur manière d'évangéliser n'est pas vraiment ordinaire : les sœurs gèrent des restaurants, y servent et, par leur travail, parfois par des mots, témoignent de la foi et de la vie consacrée à Christ. Maintenant, après plusieurs années de préparation, le moment de l'achèvement de la maison, construite pour elles avec l'aide d'autres bienfaiteurs et sponsors par la paroisse de Frýdlant, approche.

Nous aimerions soutenir les sœurs et leur œuvre à travers les pages de notre magazine : présenter aux lecteurs, à travers un court témoignage des sœurs, leur communauté et demander à tous les frères et sœurs de la famille carmélite chez nous ainsi qu'à tous nos sympathisants de s'unir en prière pour cette mission naissante.

Le fondateur de la famille missionnaire Donum Dei, le prêtre français P. Marcel Roussel, est né le 8 juin 1910 dans le village de Fins, dans l'est de la France. Il a été ordonné prêtre le 21 décembre 1934. Étant lui-même un homme qui aspirait profondément à Dieu, il a bien vu combien de personnes vivent aujourd'hui loin du Christ et de l'église. Il a désiré les aider.

Dans le cœur de chaque homme se cache une soif, une quête qui ne peut être apaisée uniquement par des choses terrestres. L'homme désire en effet Dieu lui-même. Et Jésus est venu pour apaiser notre soif de la proximité de Dieu par sa vie, sa passion et sa résurrection. Mais comment raviver cette soif de Dieu dans le cœur des modernes, vivant uniquement entre l'usine, la rue et le foyer – sans église et sans foi ?

Le père Roussel voulait les atteindre par une vie vécue au milieu de leur monde, tout en étant totalement consacrée à Christ. Ce témoignage devait être donné par de jeunes filles, consacrant leur virginité à Dieu et servant la propagation de la foi parmi les gens ordinaires. Elles ne devaient pas être des religieuses – cela pourrait rendre l'accès à elles difficile pour les gens du monde – mais tout comme les religieuses, elles devaient donner leur vie à Dieu totalement.

Lorsque la communauté s'est formée en 1950, elle a pris le nom de "Missionnaires du Travail de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie". Après la publication de l'encyclique du pape Pie XII sur la mission de l'église Fidei donum, le père Roussel a également demandé aux sœurs de porter la lumière du Christ dans tous les cinq continents. C'est alors qu'elles ont commencé à fonder des restaurants L'Eau-Vive (Eau Vive). Ceux-ci sont devenus les points de départ de leur apostolat – l'effort pour apaiser la soif de "l'eau de la vie" de ceux qui viennent.

Lorsque le père Roussel a cherché l'approbation officielle de l'église pour la famille missionnaire Donum Dei, il a réalisé que leur vie spirituelle était proche de la spiritualité du Carmel. Il a alors dit aux supérieures des sœurs : "Votre action doit découler de l'esprit de sainte Thérèse de Lisieux et du Carmel. Que votre modèle, auquel vous aspirez, soit le Christ travailleur. Tout comme pour lui, que le travail soit pour vous une forme de méditation. Que votre travail ne perturbe pas votre connexion avec Dieu, comme vous l'avez établie au cours de la prière matinale. C'est la chose la plus importante dans votre vie de missionnaires du travail."

Depuis les débuts de l'église, de nombreux hommes et femmes désireux de servir le Christ, appelés par l'Esprit Saint et pourvus de ses divers dons, ont suivi le Seigneur Jésus avec un cœur pur et une liberté d'esprit. Les sœurs de Donum Dei ont également accepté cet appel à vivre pleinement l'évangile et en même temps, en tant que chrétiens – laïcs, à témoigner au monde de Christ.

Notre communauté veut vivre dans l'esprit de la famille – c'est aussi un moyen d'évangélisation. Nous vivons ensemble, bien que venant de différentes nations et pays, et ayant des couleurs de peau différentes. Ainsi, nous voulons montrer et promouvoir l'unité entre nous dans le monde d'aujourd'hui déchristianisé. Construire l'unité est en effet la mission fondamentale de l'église. Tous les membres de la famille Donum Dei considèrent comme leur tâche particulière de vivre et de diffuser l'esprit de communauté, chacun selon l'appel qu'il a reçu de Dieu :

  • les sœurs missionnaires du travail par une vie totalement consacrée à Christ dans des communautés internationales et par un travail commun ;
  • les membres de la fraternité "Eau Vive" (qui est associée à nous) dans leur propre famille et dans leur propre vocation.

La cohabitation familiale entre des personnes de différentes couleurs de peau est notre manière de révéler au monde l'amour de Dieu. Le monde d'aujourd'hui a besoin de voir que l'unité entre les gens est possible, si le fondement qui nous unit est le Christ. Et l'amour, qui jaillit du Christ, se propage ensuite autour.

À travers tout ce que nous avons mentionné, nous voulons être la levure au milieu de la pâte du monde moderne :

  • un amour mutuel sans distinction de race ou de nationalité ;
  • un sacrifice total et permanent à Christ ;
  • des relations familiales entre nous ;
  • une vie spirituelle intense, tout en étant au milieu du travail ordinaire.

Mentionnons aussi les paroles du père Roussel : "Beaucoup se demandent : 'Qu'est-ce que la famille missionnaire Donum Dei ?' C'est quelque chose de vieux et en même temps de nouveau. C'est vieux car un tel mode de vie existait déjà dans l'église primitive. Et c'est nouveau, car cet appel connaît aujourd'hui un nouvel essor dans l'église d'aujourd'hui. Les racines de notre famille remontent donc aux débuts mêmes de l'église."

Telles sont, en résumé, les caractéristiques de notre famille. Nous avons dit que le père Roussel a reconnu la similitude de notre vie spirituelle avec la spiritualité du Carmel. Nous pouvons ici montrer quatre éléments communs :

1) Accent sur l'expérience de la présence de Dieu

Le carmélite doit être un homme de Dieu, un témoignage vivant de la sainteté de Dieu. La sœur de Donum Dei est une vierge fiancée à Jésus-Christ, cherchant à vivre en sa présence, à recevoir tout comme venant de lui, à rechercher toujours seulement ce qu'il veut.

2) Relation ardente avec la Vierge Marie et désir de lui ressembler

Le Carmel continue dans l'amour filial du Christ pour Marie. La sœur missionnaire du travail, étroitement liée à Christ, désire aimer Marie avec lui et comme lui. L'exemple nous en est donné par le père Marcel. Pour lui – comme pour les carmélites – Marie était Mère, modèle, fondatrice de son œuvre. Ainsi, nous savons que chacune de nous est guidée, éduquée et fortifiée par la Vierge Marie sur notre chemin spirituel.

3) Prières intérieures

La prière contemplative fait partie intégrante du Carmel. Par leur vie au milieu du monde du travail, les sœurs missionnaires veulent montrer que c'est précisément à travers la vie quotidienne que l'on est appelé à s'unir à Dieu... Notre vie quotidienne a une grande valeur aux yeux de Dieu – nous ne devons pas l'oublier. Dieu désire que même le moindre travail de chaque jour soit pour nous une occasion de nous unir à lui. La sœur enseigne à son entourage que la vie de travail ne doit pas être séparée de la vie avec Dieu. La vie d'un chrétien peut être une prière constante – même au milieu du travail. Le travail nous unit à la volonté de Dieu lorsque nous accomplissons fidèlement nos devoirs quotidiens. Ainsi, même dans son travail, la sœur est une personne contemplative – plongée dans la prière.

4) Élément prophétique

Le carmélite est appelé à être comme le prophète Élie un signe de la quête de Dieu, de la recherche de Dieu et de sa volonté – pour ceux qui se sont égarés. La sœur de Donum Dei essaie de rester proche de ceux qui se sont le plus éloignés de la vie chrétienne, et de leur révéler au fond de leur cœur la soif de valeurs surnaturelles.

Terminons par la parole du père Roussel : "Que cherchent donc les sœurs missionnaires du travail ? On dit qu'aujourd'hui dans le monde, il manque surtout la sainteté. Et le but des sœurs n'est pas de réaliser de grandes œuvres sociales, mais de révéler, de dévoiler l'amour de Dieu et de le traduire au monde moderne."

Texte préparé par les sœurs de Donum Dei

Adresse de contact :

Mlle Mariana Vakalepu
Place 2
739 11
Frýdlant nad Ostravicí