P. Méthoděj Minařík, O.Carm.

Père Méthoděj, dans sa modestie, serait probablement surpris de voir que des extraits de ses lettres privées souhaitent être publiés dans un magazine. Mais d'un autre côté : nous choisissons des passages non confidentiels qu'il avait écrits à sa sœur, sur qui pesaient les maladies, la vieillesse et la douleur due à la mort d'êtres chers et d'amis. Je crois qu'il aurait accepté que nous nous renforcions, nous aussi, par ses mots d'encouragement et par les conseils spirituels qu'il lui a écrits.
Et cela peut également nous apporter un autre profit : personne n'est prophète à la maison. Par rapport aux plus proches, il est souvent très difficile de parler de choses spirituelles. Ici, nous avons devant nous des mots très simples et pourtant profonds d'un carmélitain éduqué, prêtre et en même temps frère humble à sa sœur.
Les choses pleines de grâce sont toujours liées à des sacrifices, à des épreuves. Mais cela fait partie du sujet. Par exemple, le fait que tu as dû vivre ces jours de Noël pleins de grâce chez toi, sans église et sans joie des services communs à l'église. Le Seigneur Dieu peut compenser cela d'une autre manière, lorsqu'Il le demande de nous. Et c'est entre autres une expiation pour ceux qui pourraient aller et ne le font pas, pour ce vide qu'ils ont dans le cœur, souvent à l'un d'eux, nous leur gagnons tant de lumière de grâce qu'ils se rétabliront un jour au jour de leur visite.
De la lettre à sœur Marie du 2 février 1982
Et ne pense pas que ta vie n'a pas beaucoup de valeur, que tu ne peux plus faire autant et ainsi t'occuper de tout comme avant. Il existe aussi des choses spirituelles et ce sont en fait les plus précieuses. Tu mérites maintenant pour toi et pour les autres de nombreuses grâces et tu as une grande part dans l'œuvre de rédemption de Dieu, de Jésus-Christ, et sois-en consciente et reconnaissante envers le Seigneur Dieu pour cela.
De la lettre à sœur Marie du 13 décembre 1982