Beata solitudo. Je me sens ici dans cette petite cellule complètement chez moi. Je ne me suis encore jamais ennuyé ici. Je suis seul, c'est vrai, mais Dieu ne m'a jamais été aussi proche. Même si je ne peux pas sortir vers les gens et que les gens ne peuvent pas venir à moi, j'ai envie de crier de joie, car Il m'a redonné la plénitude de Sa présence. Il est maintenant mon unique refuge et je me sens en sécurité et heureux. Je veux rester ici pour toujours, si c'est ainsi qu'Il l'a décidé. Je n'ai que rarement été aussi heureux et satisfait.
(Titus Brandsma, entrée de journal du prison nazi)